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Formation procédure collective : le guide complet pour dirigeants d'entreprise

Besoin de comprendre les procédures collectives ? Découvrez les meilleures formations pour dirigeants d’entreprise : objectifs, contenu, durée et bénéfices pour anticiper les difficultés et sécuriser votre activité.

Vous dirigez une entreprise et les mots "procédure collective" vous mettent mal à l'aise ? Vous n'êtes pas seul. Beaucoup de chefs d'entreprise découvrent ces mécanismes dans l'urgence, au moment où la trésorerie vacille. Une formation sérieuse permet de comprendre le terrain, d'anticiper les risques et, surtout, d'agir au bon moment.

Ce guide pose les fondamentaux que tout dirigeant devrait maîtriser : les trois grandes procédures (sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire), les dispositifs préventifs (mandat ad hoc, conciliation), les conditions d'ouverture, les délais à respecter et les responsabilités personnelles engagées. Il s'appuie sur le Livre VI du Code de commerce, régulièrement mis à jour par les réformes successives (ordonnance du 15 septembre 2021, loi du 14 février 2022).

Pourquoi se former aux procédures collectives quand on dirige une entreprise

Les défaillances d'entreprises ont atteint des niveaux très élevés en 2024 et 2025. Le ralentissement économique, la remontée des taux et le remboursement des PGE ont fragilisé beaucoup de structures. Face à ce contexte, deux postures existent chez les dirigeants.

La première consiste à attendre. On espère un rebond, un contrat décisif, un délai supplémentaire de l'URSSAF. Cette attitude est humaine mais dangereuse. Le droit français impose au dirigeant de déclarer la cessation des paiements dans les 45 jours suivant sa survenance, sous peine de sanctions personnelles. Attendre coûte donc plus cher que d'agir.

La seconde posture consiste à se former. Comprendre en amont le fonctionnement des procédures collectives permet de repérer les signaux faibles, de mobiliser les bons outils au bon moment et de préserver ce qui peut l'être : l'activité, les emplois, le patrimoine personnel du dirigeant.

Une formation procédure collective s'adresse à plusieurs profils. Les dirigeants eux-mêmes, bien sûr, mais aussi les directeurs administratifs et financiers, les responsables juridiques internes, les experts-comptables qui conseillent leurs clients et les créanciers exposés à des impayés. Chaque acteur y trouve un intérêt concret.

Comprendre ce qu'est une procédure collective

Une procédure collective est un cadre juridique prévu par le Livre VI du Code de commerce pour traiter les difficultés d'une entreprise. Elle est dite "collective" parce qu'elle organise le paiement de l'ensemble des créanciers selon des règles communes, sous le contrôle du tribunal.

L'objectif premier reste la préservation de l'activité quand elle est viable. Quand elle ne l'est plus, la procédure organise la cession des actifs dans l'intérêt des créanciers. Dans tous les cas, le dirigeant perd une partie de ses pouvoirs de gestion au profit d'organes nommés par le tribunal.

Le droit français distingue deux grandes familles d'outils. D'un côté, les procédures préventives qui restent confidentielles et amiables. De l'autre, les procédures judiciaires qui sont publiques et encadrées par un tribunal. Le choix entre ces familles dépend du degré de difficulté de l'entreprise.

La notion clé : la cessation des paiements

Tout le droit des procédures collectives tourne autour d'une définition précise. Selon l'article L631-1 du Code de commerce, une entreprise est en cessation des paiements lorsqu'elle est "dans l'impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible".

Deux éléments méritent d'être expliqués. Le passif exigible, c'est l'ensemble des dettes arrivées à échéance et réclamées par les créanciers. Une facture fournisseur à 30 jours devenue impayée, une échéance URSSAF non réglée, un remboursement bancaire en retard. L'actif disponible, c'est la trésorerie immédiatement mobilisable : comptes bancaires, caisse, effets escomptables.

Un point souvent méconnu : si le dirigeant prouve qu'il bénéficie de réserves de crédit ou de moratoires accordés par ses créanciers, qui lui permettent de faire face à son passif exigible, il n'est pas en cessation des paiements. Cette précision du texte est précieuse en pratique. Négocier un délai écrit avec un fournisseur ou une banque peut suffire à éviter la déclaration.

Les procédures préventives : traiter le mal avant qu'il ne s'aggrave

Ces procédures sont la voie royale quand les difficultés sont identifiées tôt. Elles ont l'avantage de rester confidentielles, ce qui protège l'image commerciale de l'entreprise.

Le mandat ad hoc

Prévu par l'article L611-3 du Code de commerce, le mandat ad hoc est une procédure souple. Le président du tribunal, saisi par le dirigeant, désigne un mandataire dont il fixe librement la mission. Il n'y a pas de durée légale imposée, pas de publicité, et le dirigeant conserve l'intégralité de ses pouvoirs.

Le mandataire ad hoc joue un rôle de négociateur. Il discute avec les principaux créanciers pour obtenir des délais, des remises ou des rééchelonnements. On y recourt par exemple quand une entreprise a besoin de restructurer une dette bancaire significative ou d'obtenir un étalement de dettes sociales avant qu'un contentieux ne s'ouvre.

Exemple concret. Un dirigeant d'une PME industrielle en Vendée constate un déséquilibre de trésorerie lié à la perte d'un gros client. Ses dettes sociales s'accumulent. En saisissant le président du tribunal pour obtenir un mandat ad hoc, il a pu négocier sous l'égide du mandataire un étalement sur 24 mois avec l'URSSAF et un nouveau financement bancaire. Coût : quelques semaines de procédure, zéro publicité.

La conciliation

Prévue par l'article L611-4 du Code de commerce, la conciliation est réservée aux entreprises qui éprouvent une "difficulté juridique, économique ou financière, avérée ou prévisible, et ne se trouvent pas en cessation des paiements depuis plus de quarante-cinq jours".

Le texte est précieux car il permet d'agir même quand la cessation des paiements a déjà commencé, à condition que ce ne soit pas depuis trop longtemps. La procédure dure quatre mois, prorogeables d'un mois par décision motivée. Elle aboutit à un accord entre le dirigeant et ses principaux créanciers, qui peut être constaté ou homologué par le tribunal.

L'homologation apporte un avantage précieux : elle confère aux apporteurs de "new money" un privilège de paiement en cas d'ouverture ultérieure d'une procédure collective. Autrement dit, les créanciers qui acceptent de financer l'entreprise dans le cadre de l'accord savent qu'ils seront payés prioritairement si la situation se dégrade par la suite.

Les procédures judiciaires : trois réponses graduées

Quand la prévention n'a pas suffi ou n'a pas été mise en place, le dirigeant entre dans le champ des procédures judiciaires. Trois régimes existent, chacun avec ses conditions et ses effets.

La procédure de sauvegarde

L'article L620-1 du Code de commerce la décrit comme une procédure ouverte au débiteur qui "sans être en cessation des paiements, justifie de difficultés qu'il n'est pas en mesure de surmonter". La sauvegarde protège une entreprise qui anticipe ses problèmes.

Seul le dirigeant peut la demander. Ni les créanciers, ni le ministère public, ni les salariés ne peuvent en prendre l'initiative. Cette exclusivité est logique : la procédure suppose que l'entreprise n'est pas encore à bout de souffle, donc la décision de lever le voile sur ses difficultés appartient à celui qui la dirige.

Le jugement d'ouverture déclenche une période d'observation de six mois maximum, renouvelable une fois, soit douze mois au total selon l'article L621-3. Pendant cette période, l'entreprise continue son activité. Les poursuites des créanciers antérieurs sont suspendues. Un administrateur judiciaire peut être nommé pour surveiller ou assister la gestion. Au terme de la période, le tribunal arrête un plan de sauvegarde qui peut prévoir des étalements sur une durée pouvant aller jusqu'à dix ans.

Exemple. Une ETI du secteur du bâtiment perd un marché public de 2 millions d'euros. Elle anticipe une année difficile mais reste solvable. Son dirigeant demande une sauvegarde. Pendant la période d'observation, il réorganise ses équipes, renégocie deux baux commerciaux et obtient un plan d'apurement sur six ans auprès de ses créanciers. L'activité se poursuit, les salariés sont préservés.

Le redressement judiciaire

Selon l'article L631-1 du Code de commerce, le redressement judiciaire concerne l'entreprise en cessation des paiements dont la situation n'est pas irrémédiablement compromise. L'objectif est de "permettre la poursuite de l'activité de l'entreprise, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif".

Les demandeurs possibles sont plus nombreux qu'en sauvegarde. Le dirigeant, bien sûr, et c'est même pour lui une obligation dans les 45 jours suivant la cessation des paiements (article L631-4). Mais aussi tout créancier, le ministère public et, dans certains cas, des représentants du personnel.

La période d'observation suit les règles de la sauvegarde : six mois maximum, renouvelables une fois (article L621-3). Elle peut être exceptionnellement prolongée de six mois supplémentaires à la demande du ministère public selon l'article L631-7, ce qui porte la durée théorique maximale à dix-huit mois.

Le redressement se termine par un plan de continuation, un plan de cession à un repreneur, ou la conversion en liquidation judiciaire si le redressement apparaît impossible.

La liquidation judiciaire

L'article L640-1 du Code de commerce la réserve aux entreprises en cessation des paiements "dont le redressement est manifestement impossible". La liquidation met fin à l'activité et organise la réalisation du patrimoine.

Comme pour le redressement, le dirigeant doit la demander dans les 45 jours suivant la cessation des paiements s'il n'a pas sollicité une conciliation ou un redressement (article L640-4). Les créanciers et le ministère public peuvent aussi prendre l'initiative.

Un liquidateur judiciaire est nommé. Il vend les actifs, licencie les salariés avec les garanties de l'AGS, recouvre les créances et paie les créanciers selon un ordre légal (super-privilège des salaires, privilèges fiscaux et sociaux, créances chirographaires, etc.). Dans certains cas, une cession de l'entreprise peut être organisée avant liquidation totale.

Les conditions d'ouverture : ce qu'il faut retenir

Pour ouvrir une procédure collective, il faut remplir des conditions précises. Le tableau suivant en donne une vision synthétique.

Tableau comparatif des procédures collectives | Lagrange Associés
Cabinet Lagrange Associés

Tableau comparatif des procédures collectives

Les critères clés pour identifier la procédure adaptée à la situation de votre entreprise

Procédure Cessation des paiements Qui peut demander l'ouverture Objectif principal
Conciliation Préventif • Confidentiel
Possible Uniquement si inférieure à 45 jours. Au-delà, la conciliation n'est plus ouverte. Art. L611-4 C. com.
Le dirigeant uniquement
Le dirigeant reste seul maître de la décision.
Accord amiable Négocier des délais, des remises ou un rééchelonnement avec les créanciers principaux, sous l'égide d'un conciliateur.
Sauvegarde Judiciaire • Anticipatif
Non Difficultés non surmontables par le dirigeant mais sans cessation des paiements. Art. L620-1 C. com.
Le dirigeant uniquement
Ni les créanciers, ni le ministère public, ni les salariés ne peuvent saisir le tribunal.
Plan de continuation Réorganiser l'entreprise, poursuivre l'activité, maintenir l'emploi et apurer le passif sur une durée pouvant aller jusqu'à 10 ans.
Redressement judiciaire Judiciaire • Continuation
Oui Cessation des paiements avérée, mais redressement encore envisageable. Art. L631-1 C. com.
Le dirigeant (obligation dans les 45 jours) Tout créancier Le ministère public
Plan de continuation ou de cession Poursuivre l'activité via un plan de continuation ou, à défaut, céder l'entreprise à un repreneur.
Liquidation judiciaire Judiciaire • Cessation
Oui Cessation des paiements avec redressement manifestement impossible. Art. L640-1 C. com.
Le dirigeant (obligation dans les 45 jours) Tout créancier Le ministère public
Réalisation des actifs Mettre fin à l'activité, réaliser le patrimoine et désintéresser les créanciers selon l'ordre légal des privilèges. Cession possible.

L'entreprise doit être une personne physique ou morale exerçant une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Le tribunal compétent est le tribunal des activités économiques (anciennement tribunal de commerce) pour les activités commerciales et artisanales. C'est le tribunal judiciaire pour les professions libérales et les exploitations agricoles.

La demande se fait par un formulaire Cerfa accompagné de pièces justificatives : bilans, comptes de résultat, liste des créanciers, état de la trésorerie, situation sociale. Le greffe convoque ensuite le dirigeant pour une audience.

Les acteurs de la procédure

Une procédure collective met en scène plusieurs intervenants qu'il est essentiel de connaître.

Le juge-commissaire est un magistrat qui veille au bon déroulement de la procédure, statue sur les admissions de créances et autorise les actes importants. C'est un interlocuteur technique avec lequel le dirigeant ou son avocat échangera à de nombreuses reprises.

Le mandataire judiciaire représente les créanciers. Il reçoit les déclarations de créances, vérifie leur bien-fondé et défend les intérêts collectifs. Il devient liquidateur en cas de liquidation.

L'administrateur judiciaire, quand il est nommé, assiste ou remplace le dirigeant dans la gestion. Son rôle varie selon les missions confiées par le tribunal : simple surveillance, assistance ou représentation complète.

Les contrôleurs sont des créanciers désignés pour suivre la procédure et donner leur avis sur certaines décisions. Ils apportent une expertise utile dans les dossiers complexes.

La déclaration de créances : délais et conséquences

Pour un créancier, la déclaration de créance est l'acte fondamental. Ne pas la faire revient à perdre tout droit de paiement dans la procédure.

L'article L622-24 du Code de commerce impose à tous les créanciers dont la créance est née avant le jugement d'ouverture d'adresser leur déclaration au mandataire judiciaire. Les salariés en sont dispensés, leurs créances étant relevées d'office.

Le délai est fixé par l'article R622-24 du Code de commerce à deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC (Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales). Ce délai est augmenté de deux mois pour les créanciers qui ne résident pas sur le territoire métropolitain ou dans le département ultramarin concerné.

Passé ce délai, la créance est frappée de forclusion selon l'article L622-26 : le créancier ne participe plus aux répartitions. Il peut toutefois demander un relevé de forclusion au juge-commissaire dans les six mois, mais seulement s'il démontre que son retard ne lui est pas imputable ou qu'il résulte d'une omission du débiteur.

Conseil pratique pour un dirigeant : votre rôle est aussi de fournir au mandataire judiciaire la liste exhaustive de vos créanciers, avec leurs coordonnées précises et le montant dû. Une omission de votre part protège partiellement le créancier oublié.

La responsabilité personnelle du dirigeant : le sujet à ne pas sous-estimer

Les procédures collectives exposent le dirigeant à plusieurs régimes de responsabilité. Les maîtriser permet d'éviter des conséquences patrimoniales lourdes.

La responsabilité pour insuffisance d'actif

Prévue par l'article L651-2 du Code de commerce, cette responsabilité intervient après l'ouverture d'une liquidation judiciaire. Si les actifs ne suffisent pas à payer les créanciers et si le dirigeant a commis une faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance, le tribunal peut le condamner à combler tout ou partie du passif.

Point essentiel introduit par la loi Sapin 2 en 2016 : la simple négligence n'engage plus la responsabilité du dirigeant. Seule une faute caractérisée (détournement d'actifs, poursuite d'activité déficitaire dans l'intérêt personnel, manquement grave aux obligations légales) permet une condamnation.

L'action se prescrit par trois ans à compter du jugement qui prononce la liquidation.

La faillite personnelle et l'interdiction de gérer

L'article L653-8 du Code de commerce prévoit que le dirigeant qui a "omis sciemment de demander l'ouverture d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire dans le délai de quarante-cinq jours à compter de la cessation des paiements, sans avoir, par ailleurs, demandé l'ouverture d'une procédure de conciliation" peut se voir interdire de diriger, gérer ou contrôler une entreprise.

Cette sanction, qui peut durer jusqu'à quinze ans, a un impact professionnel majeur. Elle empêche le dirigeant de créer ou de reprendre une société, d'en être mandataire social, voire d'être associé majoritaire dans certains cas.

Exemple. Un gérant de SARL tarde à déclarer la cessation des paiements, persuadé qu'un investisseur va sauver la société. L'investisseur se retire, la liquidation est prononcée neuf mois plus tard. Le tribunal constate que la cessation des paiements remontait à plus d'un an. Le gérant écope d'une interdiction de gérer de huit ans, qui compromet toute reconversion entrepreneuriale.

Les autres sanctions

D'autres régimes peuvent jouer selon les circonstances. La banqueroute (article L654-2 du Code de commerce) est un délit pénal qui sanctionne notamment la tenue d'une comptabilité fictive ou la dissipation d'actifs. Le cautionnement personnel signé auprès des banques reste dû, sauf exceptions. Les comptes courants d'associés débiteurs deviennent immédiatement exigibles.

Connaître ces régimes permet de les anticiper dans la gestion quotidienne.

Les réformes récentes à connaître

Le droit des procédures collectives évolue régulièrement. Plusieurs textes récents ont modifié la donne pour les dirigeants.

L'ordonnance du 15 septembre 2021 a transposé la directive européenne Restructuration. Elle a introduit les "classes de parties affectées" qui remplacent les anciens comités de créanciers dans les grandes procédures. Cette mécanique permet d'adopter un plan à la majorité de chaque classe, voire en passant outre le refus d'une classe dans certaines conditions (application forcée interclasse).

La loi du 14 février 2022 en faveur de l'activité professionnelle indépendante a créé un statut unique de l'entrepreneur individuel avec une séparation automatique des patrimoines professionnel et personnel. En procédure collective, seul le patrimoine professionnel peut être liquidé, sauf cas de fraude. C'est une avancée majeure pour les indépendants.

Enfin, la réforme des juridictions commerciales issue de la loi du 20 novembre 2023 a transformé certains tribunaux de commerce en tribunaux des activités économiques, avec une compétence élargie (notamment aux exploitants agricoles et aux professions libérales dans le cadre expérimental).

Comment choisir sa formation procédure collective

Les formats disponibles sont variés. Quelques critères pratiques aident à sélectionner une formation adaptée.

La durée doit être cohérente avec l'objectif. Pour un dirigeant qui veut comprendre les fondamentaux, deux jours (environ quatorze heures) sont un bon format. Pour une approche opérationnelle avec cas pratiques, trois à cinq jours permettent d'approfondir. Les MOOC gratuits constituent une bonne porte d'entrée mais ne remplacent pas un accompagnement personnalisé.

Le format présentiel ou distanciel dépend de votre agenda. Le présentiel favorise les échanges avec le formateur et les autres participants, souvent riches en retours d'expérience. Le distanciel offre plus de souplesse.

La spécialisation du formateur fait la différence. Un avocat spécialisé en droit des affaires, qui accompagne régulièrement des dirigeants dans ces procédures, apporte une vision concrète que ne donne pas un formateur généraliste.

Les cas pratiques sont essentiels. Une formation qui se limite aux textes juridiques passe à côté de l'essentiel. La gestion de trésorerie en période d'observation, la négociation avec les mandataires, la préparation d'un plan de continuation : tous ces sujets se travaillent sur des simulations concrètes.

L'accompagnement par un avocat : un investissement souvent décisif

Au-delà de la formation, de nombreux dirigeants bénéficient d'un accompagnement personnalisé. L'avocat en droit des affaires intervient à plusieurs moments clés.

En amont, il aide à détecter les signaux d'alerte : évolution du besoin en fonds de roulement, tensions de trésorerie, dégradation des marges. Il conseille sur l'opportunité de déclencher un mandat ad hoc ou une conciliation avant que la situation ne se dégrade.

Pendant la procédure, il prépare les écritures, assiste aux audiences, négocie avec les organes de la procédure et défend les intérêts du dirigeant face au risque de sanction personnelle. Il rédige aussi les projets de plan de continuation ou de cession.

Après la procédure, il accompagne la sortie, que ce soit la reprise de l'activité sur des bases saines, la cession à un repreneur ou, le cas échéant, la défense du dirigeant face à une action en comblement de passif.

À La Roche-sur-Yon et en Vendée, le cabinet Lagrange Associés accompagne depuis plusieurs années des dirigeants confrontés à ces situations. L'approche combine conseil préventif, assistance en procédure et défense contentieuse des intérêts du dirigeant.

FAQ : les questions qui reviennent le plus souvent

Faut-il toujours passer par un tribunal pour traiter des difficultés ?

Non. Le mandat ad hoc et la conciliation se déroulent dans un cadre confidentiel, sans ouverture de procédure publique. Ce sont même les voies à privilégier quand les difficultés sont détectées tôt.

Que se passe-t-il pour mes contrats en cours en cas de procédure ?

Le principe est celui de la continuation. L'administrateur judiciaire, ou à défaut le dirigeant, peut décider de poursuivre ou de résilier les contrats nécessaires à l'activité. Certains contrats spécifiques (bail commercial, contrats de travail) bénéficient de règles particulières.

Quelles sont mes obligations vis-à-vis de mes salariés ?

Les contrats de travail se poursuivent. En cas de licenciement économique pendant la procédure, les salaires dus sont garantis par l'AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) dans des limites fixées par la loi. Le comité social et économique doit être informé et consulté sur les décisions majeures.

Puis-je continuer à gérer mon entreprise pendant la procédure ?

Cela dépend de la procédure et de la mission confiée à l'administrateur judiciaire. En sauvegarde, le dirigeant conserve généralement ses pouvoirs, assisté ou surveillé par l'administrateur. En redressement, les pouvoirs peuvent être partagés ou confiés à l'administrateur. En liquidation, le dirigeant est dessaisi au profit du liquidateur.

Mon patrimoine personnel est-il en danger ?

Si l'entreprise est une société (SARL, SAS), le patrimoine personnel du dirigeant est en principe protégé, sauf en cas de caution personnelle, d'action en comblement de passif ou de faute délictuelle. Pour les entrepreneurs individuels, la loi du 14 février 2022 a introduit une séparation automatique des patrimoines, qui protège le patrimoine personnel hors cas de fraude.

Combien coûte une procédure collective ?

Les frais dépendent de la taille de l'entreprise, du nombre de créanciers et de la complexité du dossier. Les honoraires des mandataires sont fixés par tarif réglementé. S'y ajoutent les honoraires de l'avocat du dirigeant et éventuellement d'un expert-comptable. En cas d'insuffisance d'actif, une aide juridictionnelle peut être sollicitée pour les frais de liquidation.

Que devient une caution personnelle ?

Elle reste exigible en principe. Toutefois, en procédure de sauvegarde, la caution personne physique bénéficie de l'interdiction des poursuites pendant la période d'observation. En redressement judiciaire, cette protection est limitée. En liquidation, les créanciers peuvent actionner la caution normalement.

Conclusion

Se former aux procédures collectives n'est pas un luxe réservé aux entreprises déjà en difficulté. C'est une compétence préventive qui renforce la solidité du pilotage. Comprendre les mécanismes du Livre VI du Code de commerce permet de prendre les bonnes décisions au moment où elles comptent : entre trois et douze mois avant qu'une difficulté passagère ne devienne irréversible.

Les outils existent. Le mandat ad hoc et la conciliation sont des instruments puissants, confidentiels, qui ne coûtent pas cher et qui sauvent beaucoup d'entreprises. La sauvegarde offre une protection judiciaire à l'entreprise qui anticipe. Le redressement judiciaire permet encore de rebondir dans bien des cas. Même la liquidation peut être préparée pour préserver un projet de reprise.

La clé, c'est le moment où l'on agit. Un dirigeant formé agit tôt. Un dirigeant non formé attend, et souvent, il attend trop.

Si vous souhaitez être accompagné dans la compréhension ou la gestion d'une procédure collective, le cabinet Lagrange Associés, basé à La Roche-sur-Yon, peut vous apporter son expertise en droit des affaires et en contentieux des entreprises en difficulté.

Sources juridiques citées :

  • Articles L611-3, L611-4, L620-1, L621-3, L622-24, L622-26, L631-1, L631-4, L631-5, L631-7, L640-1, L640-4, L651-2, L653-8, L654-2, R622-24 du Code de commerce
  • Ordonnance n° 2021-1193 du 15 septembre 2021
  • Loi n° 2022-172 du 14 février 2022
  • Loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023

Article rédigé à visée d'information générale. Il ne constitue pas un conseil juridique individualisé. Pour toute situation particulière, consultez un avocat.

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Quelle est la situation actuelle de votre entreprise ?
Cette question permet d'évaluer le degré d'urgence et d'orienter vers la bonne famille de dispositifs, préventifs ou judiciaires.
J'anticipe des difficultésLa trésorerie reste saine mais je vois des signaux négatifs à venir
Je fais face à des difficultés débutantesQuelques tensions mais les paiements sont honorés
Les difficultés sont sérieusesCertains paiements sont déjà en retard
Situation critiqueImpossible de payer l'ensemble des dettes exigibles
Question 2 sur 4
Êtes-vous en cessation des paiements ?
La cessation des paiements, selon l'article L631-1 du Code de commerce, désigne l'impossibilité de faire face au passif exigible (dettes échues) avec votre actif disponible (trésorerie immédiatement mobilisable).
NonMon actif disponible couvre mon passif exigible
Oui, depuis moins de 45 joursLa cessation des paiements est récente
Oui, depuis plus de 45 joursLe délai légal de déclaration est dépassé
Je ne sais pasLa situation est ambiguë, j'ai besoin d'un diagnostic
Question 3 sur 4
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Cette question évalue la pression juridique actuelle et oriente vers le degré de protection recherché.
Aucune poursuiteMes créanciers restent confiants ou patientent
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Des procédures sont en coursInjonctions de payer, saisies, voire assignations
Je suis assigné en ouverture de procédureUn créancier a saisi le tribunal
Question 4 sur 4
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